Des enfants jeunes filles sont nombreuses dans ces espaces cités ci-haut. Ces mineures sont prises en proie par des adultes qui les exploitent sexuellement à leur gré. Une pratique qui ne fait que prendre de l’ascenseur en province.
Mais, que pense la loi en matière de ce genre de violence et pour quoi garde-t-elle silence par apport à ces atrocités s’interroge l’opinion. La loi n’a jamais fermé les yeux quant aux inciviques qui prennent pour femmes des enfants mineurs non plus aux tenanciers et responsables de tout endroit où sont exploitées sexuellement nos enfants, signale madame Solange Lwashiga secrétaire exécutive du caucus des femmes au Sud-Kivu au cours d’une interview à Kivuavenir.com.

D’après notre source, l’article 61 de la loi portant protection de l’enfant précise que sans préjudice de la disposition du code pénal, l’enfant est protégé pour toute forme d’exploitation et de violence sexuelle. A elle de signaler que les lois du pays et celles internationales condamnent cette maltraitance des enfants mineurs du point de vue sexuel et économique ; c’est tel l’article 55 portant protection des enfants mineurs jusqu’à l’article 61 qui portent sur des questions de protections des droits des enfants contre toute forme de violence.
L’article 57 et 60 portants sur le droit de l’enfant dénoncent toute forme d’harcèlement sous toute forme exercée sur des enfants mineurs. Vu le contenu des articles précités, les tenanciers de ces maisons des tolérances devraient comprendre que cette forme d’exploitation des enfants mineurs est interdite par la loi qui ne ferme pas ses yeux et ses bras sont bien ouverts de se saisir de tous les récalcitrants qui continuent à considérer la jeune fille comme marchandise parmi tant d’autres qu’il faut exploiter comme l’on veut.
Eu égard à ce qui précède, Solange Lwashiga rappelle que, les parents qui sont complices de ces abus ne seront pas mis à côté lors de la colère de cette loi car ils sont à punir fortement par la loi pour ignorance de leurs attributions. La secrétaire exécutive du caucus des femmes en province interpelle la société civile de pouvoir parcourir la loi 009/001 du 10janvier 2009 portant protection de l’enfant afin de mieux venir en aide cette couche sociale en proie.
Dans la plupart des maisons de tolérances, boites de nuits, buvettes la majorité de serveuses sont enfants filles mineurs exploitées non seulement par les tenanciers de ces maisons mais également par des clients qui entrent dedans pour s’émoustiller.
Dans le carré minier de Luhihi dans la partie nord du territoire de kabare une trentaine de fille mineurs a été enceinté dans une durée de deux mois et sans faire connaissance des responsables de ces grossesses comme l’a fait savoir la société civile de Kabare dans son récent rapport publié il y a un mois.
Vu l’ampleur qu’est en train de prendre cette pratique depuis Décembre 2020 lors de la fermeture des classes, Il est demandé aux autorités et à toutes les institutions de l’états de se mobiliser pour que cette exploitation des enfants mineurs cesse dans la ville de Bukavu en particulier et sur l’ensemble du Sud-Kivu en commençant par renvoyer les enfants à l’école en rouvrant les activités scolaires.
Sylvie Malashie























































