Si elles ont trouvé un refuge loin des combats, leur quotidien demeure marqué par une précarité persistante et une forte dépendance à l’aide humanitaire.
Dans ce site, les besoins essentiels restent largement insatisfaits. L’insécurité alimentaire, le manque d’eau potable, l’accès limité aux soins de santé, l’insuffisance d’abris adaptés et l’absence de moyens de subsistance fragilisent davantage des ménages déjà éprouvés par les déplacements forcés.
Selon Christian Tulinabo, secrétaire du site de Katanika 2, les conditions de vie restent particulièrement préoccupantes malgré les interventions ponctuelles de certaines organisations humanitaires.
« Les familles continuent de vivre dans une grande précarité. Beaucoup peinent à se nourrir convenablement, l’approvisionnement en eau potable demeure insuffisant et plusieurs personnes malades ne peuvent pas bénéficier des soins dont elles ont besoin. Nous sollicitons un appui renforcé des autorités et des partenaires humanitaires afin de répondre aux besoins les plus urgents des déplacés », a-t-il déclaré.
Il souligne que les femmes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les groupes les plus vulnérables, exposés quotidiennement aux conséquences de cette crise prolongée.
« Les déplacés aspirent avant tout à retrouver des conditions de vie dignes. En attendant que la sécurité soit rétablie dans leurs localités d’origine, ils espèrent que leurs besoins prioritaires seront pris en compte », a-t-il ajouté.
Au-delà des besoins immédiats, les déplacés font face à un avenir incertain. De nombreuses familles affirment avoir abandonné leurs habitations, leurs terres et leurs activités génératrices de revenus lors de leur fuite, compromettant durablement leurs moyens d’existence.
Alors que les perspectives d’un retour volontaire restent limitées, les occupants du site de Katanika 2 appellent à une mobilisation accrue des pouvoirs publics et des acteurs humanitaires.
Ils estiment qu’une assistance plus soutenue est indispensable pour préserver leur dignité et améliorer leurs conditions de vie dans l’attente d’une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo.


























































