La cérémonie commémorative a réuni plusieurs autorités locales, des membres des familles des victimes, des représentants de la société civile ainsi que des habitants venus rendre hommage aux disparus de cette tragédie survenue le 14 mai 2000 dans le village de Katogota, situé dans le groupement d’Itara/Luvungi, en chefferie de Bafuliiru, territoire d’Uvira.
Selon les organisateurs contactés à l’issue de l’eucharistie, cette célébration religieuse visait à honorer la mémoire des centaines de civils tués lors de ce massacre attribué à des groupes armés opérant dans la région durant les conflits qui ont secoué l’Est du pays.
Dans un message lu à cette occasion, le directeur général du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Patrick Fata, a rappelé l’ampleur de cette tragédie qui continue de marquer les mémoires collectives au Sud-Kivu.
« En date du 14 mai 2000, le village de Katogota, dans le groupement d’Itara/Luvungi, chefferie de Bafuliiru, a été le théâtre d’un massacre au cours duquel plus de 375 personnes, pour la plupart des paisibles paysans, ont été sauvagement tuées », a-t-il déclaré.
Le responsable du FONAREV a estimé que vingt-six ans après les faits, le devoir de mémoire demeure une exigence nationale.
Il a insisté sur la nécessité pour les autorités congolaises et les institutions concernées de poursuivre les efforts en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation des victimes des violences armées.
« L’honneur dû à la mémoire des victimes, le devoir de vérité et l’exigence de justice imposent à la Nation de se souvenir », a ajouté Patrick Fata dans son message.
Plusieurs participants à cette commémoration ont également appelé à la lutte contre l’impunité et à la préservation de la mémoire historique des populations victimes des conflits dans l’Est de la RDC.
Le massacre de Katogota demeure l’un des épisodes les plus tragiques des violences ayant endeuillé le territoire d’Uvira au début des années 2000.
Des organisations de défense des droits humains continuent de réclamer justice pour les victimes et leurs familles, alors que de nombreuses communautés affectées par les conflits armés attendent encore réparation et reconnaissance officielle.
Cette commémoration intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est de la République démocratique du Congo, où plusieurs provinces restent confrontées aux violences des groupes armés malgré les efforts des autorités et des partenaires régionaux pour restaurer la paix.































































