Selon des sources locales concordantes, le drame est survenu alors que des dizaines de creuseurs poursuivaient leurs activités d’extraction artisanale dans cette zone minière réputée pour l’exploitation de minerais.
Une importante masse de terre se serait brusquement détachée, provoquant l’effondrement d’une partie des galeries souterraines et emprisonnant plusieurs travailleurs à l’intérieur.
Depuis les premières heures de la catastrophe, des habitants, jeunes volontaires et collègues des victimes se mobilisent dans une course contre la montre pour tenter de dégager les tunnels envahis par la boue et les décombres.
Les opérations de secours se déroulent cependant dans des conditions extrêmement difficiles, faute d’équipements adaptés et de renforts suffisants.
Sur place, les secouristes improvisés affirment être épuisés après plusieurs heures d’efforts continus. Certains craignent que le bilan humain ne s’alourdisse si une assistance rapide n’est pas apportée aux équipes déjà mobilisées.
« Les jeunes présents sur le site sont fatigués. Nous avons besoin d’un renfort humain et matériel pour sauver ceux qui sont encore sous terre », témoigne un habitant engagé dans les opérations de sauvetage.
Dans un message d’alerte relayé par le média local Kazibaonline.com, un appel urgent a été lancé à la population, particulièrement aux jeunes de Kaziba et des environs, afin de rejoindre dès les premières heures de la matinée le site de Malinji pour participer aux recherches et aux opérations de secours.
« Un appel d’urgence est lancé. Chers jeunes, faisons une sortie matinale à Malinji, dans le groupement de Butuzi, pour sauver ces vies en danger », indique ce message largement partagé sur les réseaux sociaux.
Jusqu’à présent, aucune source officielle n’a communiqué un bilan précis du nombre de personnes piégées ni d’éventuelles pertes en vies humaines.
Les autorités locales ainsi que les services de protection civile ne se sont pas encore exprimés publiquement sur cette catastrophe minière.
Cet accident relance une nouvelle fois le débat sur les conditions de travail dans les mines artisanales de l’est de la République démocratique du Congo, où les creuseurs évoluent souvent sans équipements de sécurité adéquats, exposés à des risques permanents d’éboulements et d’accidents mortels.
La population locale attend désormais une intervention urgente des autorités compétentes et des organisations humanitaires afin d’intensifier les opérations de secours et d’éviter qu’un nouveau drame humain ne frappe la région de Kaziba.
































































