Cette décision est contenue dans le communiqué officiel n°401/BUR/M.BKV/425/2026 signé le 11 mai 2026 par le maire de Bukavu, le docteur Nicolas Kyalangalilwa Mulondani.
Dans ce document exploité par notre rédaction ce jeudi 14 Mai 2026, l’autorité urbaine explique que cette disposition vise à permettre aux services de sécurité, notamment à la Police révolutionnaire congolaise, de prendre « des dispositions utiles pour la sécurisation » des manifestations prévues dans la juridiction de Bukavu.
« Toute demande d’autorisation d’une manifestation doit être déposée au minimum 72 heures avant la manifestation », précise le communiqué.
La mairie avertit également que les organisateurs qui ne respecteront pas cette exigence « ne s’en prendront qu’à eux-mêmes », une formule interprétée comme un rappel à l’ordre face à la multiplication des activités publiques organisées sans coordination préalable avec les autorités locales.

Une mesure dans un contexte sécuritaire sensible
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où les autorités renforcent progressivement les mécanismes de contrôle des rassemblements publics.
À Bukavu, plusieurs manifestations citoyennes, politiques ou sociales ont été organisées ces dernières années pour dénoncer l’insécurité, les difficultés socio-économiques ou encore la situation humanitaire dans certaines zones du Sud-Kivu.
Les autorités urbaines soutiennent régulièrement que l’encadrement préalable des manifestations permet de prévenir des débordements, de fluidifier la circulation et d’assurer la protection des participants ainsi que des biens publics et privés.
































































