Dans une déclaration rendue publique, cette organisation de défense des femmes des médias affirme que la journaliste a été attaquée dans la soirée du mardi 12 mai 2026 par deux hommes armés non identifiés, alors qu’elle regagnait son domicile après son service à la radio.
D’après les informations communiquées par la direction de la Radio Rurale de Sange, l’incident s’est produit vers 19h30 au quartier Musenyi, non loin des installations de la station.
Les assaillants, habillés en tenue civile, auraient intercepté la journaliste avant de lui arracher son téléphone portable, puis de prendre la fuite.
Pour l’UFMP, cette attaque illustre une nouvelle fois la vulnérabilité des professionnels des médias dans plusieurs entités du Sud-Kivu, en particulier les femmes journalistes confrontées à des menaces récurrentes dans l’exercice de leur profession.
L’organisation a exprimé son soutien à Dorcas Asteri Bireke ainsi qu’à l’ensemble du personnel de la Radio Rurale de Sange, rappelant que les journalistes accomplissent une mission d’intérêt public qui nécessite protection et respect.
L’UFMP appelle ainsi les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à diligenter des enquêtes afin de retrouver les auteurs de cette agression et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Elle plaide également pour le renforcement des dispositifs de sécurité en faveur des médias et des journalistes œuvrant dans la région d’Uvira.
Cette nouvelle agression intervient dans un contexte de montée des actes d’intimidation visant les professionnels des médias dans cette partie du Sud-Kivu.
Il y a quelques jours, la journaliste Sifa Munyaka Angèle, de la Radio Notre-Dame de Tanganyika et également membre de l’UFMP, avait dénoncé des menaces et des propos injurieux proférés à son encontre par un acteur politique lors d’une activité sportive organisée à Uvira.
Face à cette situation jugée préoccupante, l’UFMP exhorte les responsables politiques, les acteurs sociaux ainsi que les leaders communautaires à promouvoir un climat de tolérance et de respect envers les journalistes.
L’organisation réaffirme enfin son engagement à défendre la liberté de la presse et la sécurité des femmes journalistes dans l’est de la République démocratique du Congo.































































