Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) a annoncé la tenue, ce vendredi, d’une réunion régionale de crise après la confirmation d’un foyer épidémique dans la province de l’Ituri, dans le nord-est du pays.
Selon les données communiquées par les autorités sanitaires, 246 cas suspects ont été enregistrés jusqu’à présent, dont 65 décès.
Les premiers résultats d’analyses effectuées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) confirment la présence du virus Ebola sur 13 des 20 échantillons examinés.
Les scientifiques indiquent que la souche détectée serait différente de la souche « Zaïre », historiquement associée à plusieurs précédentes flambées meurtrières en RDC.
Des analyses complémentaires de séquençage génomique sont actuellement en cours afin d’identifier avec précision le variant concerné et d’orienter la riposte sanitaire.
À ce stade, les zones de santé de Rwampara et de Mongwalu, en Ituri, concentrent l’essentiel des cas signalés. Parmi les patients dont les tests ont été confirmés en laboratoire, quatre décès ont déjà été recensés, selon les autorités sanitaires.
Face au risque de propagation, Africa CDC appelle à un renforcement immédiat de la surveillance épidémiologique, de la capacité de dépistage et des mécanismes de coordination entre les autorités nationales et les partenaires sanitaires régionaux.
La RDC, qui a déjà connu plusieurs épidémies d’Ebola au cours de la dernière décennie, demeure l’un des pays les plus exposés à cette maladie hautement contagieuse.
Les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de partenaires internationaux, travaillent à la mise en place de mesures de riposte, notamment l’identification des cas contacts, l’isolement des patients et la sensibilisation des communautés locales.
Les autorités n’ont pas encore communiqué sur une éventuelle campagne de vaccination ciblée, en attendant les résultats définitifs des analyses scientifiques en cours.






























































