Les circonstances exactes de cette attaque demeurent à ce stade inconnues.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des hommes armés non encore identifiés se sont introduits aux abords de la résidence de la victime aux environs de 23 h 27.
Les assaillants auraient d’abord ouvert le feu sur les fenêtres de la chambre à coucher ainsi que sur celles des chambres des enfants, brisant les vitres sous une pluie de balles.
Cherchant à échapper à l’attaque, Masumbuko Cimanuka Maroy se serait réfugié dans un couloir de la maison. Il y aurait été atteint mortellement par plusieurs projectiles, selon des proches et des habitants présents après les faits.
La population, accourue sur les lieux dans la nuit pour porter secours, affirme avoir retrouvé 58 douilles de munitions éparpillées autour de la résidence, signe de la violence de l’attaque. Cette information n’a toutefois pas encore été confirmée officiellement par les autorités compétentes.
Les infirmiers de l’Hôpital général de référence d’Ifendula, dépêchés sur place, ont procédé à l’évacuation de la dépouille vers cet établissement sanitaire. Selon un membre de la famille, le corps sera ensuite transféré à la morgue de l’Hôpital général de Bukavu avant son inhumation, prévue le vendredi 10 juillet 2026 à Bulende, dans le groupement de Kabalole.
Les services de sécurité M23 ont effectué une descente sur le lieu du drame et ont ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de cet assassinat ainsi que leurs motivations. Aucune interpellation n’avait été annoncée au moment de la rédaction de cet article.
Ce nouveau meurtre ravive les inquiétudes de la population de la chefferie de Luhwindja face à la recrudescence de l’insécurité.
De nombreux habitants dénoncent une multiplication des attaques armées dans plusieurs localités de cette entité et appellent les autorités compétentes à renforcer les mesures de protection des civils.
Selon plusieurs résidents interrogés, cette insécurité persistante pousse certaines familles à abandonner leurs villages pour chercher refuge dans d’autres agglomérations de la province du Sud-Kivu, de peur de nouvelles violences.
Les autorités sont désormais attendues sur les résultats de l’enquête, dans l’espoir que les auteurs de cet assassinat soient rapidement identifiés et traduits devant la justice.
Paterne Kulimushi


























































