Dans une déclaration publiée vendredi 28 août sur le réseau social X, Vital Kamerhe considère cette démarche comme une nouvelle orientation dans la manière d’aborder les crises récurrentes auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée.
Selon lui, le futur processus ne devrait pas se limiter à rechercher des réponses aux manifestations des crises, mais s’attacher à identifier et traiter leurs causes structurelles.
Tirer les leçons des expériences passées
Vital Kamerhe établit un parallèle avec les différentes initiatives politiques et les accords de paix conclus en RDC au cours des dernières décennies. S’il reconnaît leur importance, il estime que plusieurs de ces démarches n’ont pas produit les changements structurels attendus.
« Nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes », écrit-il.
L’ancien président de la Chambre basse du Parlement estime que le nouveau processus doit, au contraire, placer les Congolais au cœur de l’analyse des problèmes, des échanges et de la définition des réponses à apporter.
Il affirme ainsi son adhésion à la démarche annoncée par le chef de l’État, qu’il dit vouloir « saluer, encourager et soutenir pleinement ».
Une participation nationale jugée déterminante
Pour Vital Kamerhe, l’issue du Dialogue dépendra notamment de la capacité des Congolais à s’y investir. Il appelle les différentes composantes de la société à mettre à contribution leurs connaissances, leurs expériences et leurs propositions.
L’objectif, selon lui, serait de sortir d’une succession de compromis politiques dont les effets demeurent limités et de jeter les bases d’une paix durable, d’une plus grande cohésion nationale et d’un développement effectif.
L’ancien président de l’Assemblée nationale insiste également sur la dimension régionale et internationale de la crise congolaise. La stabilité de la RDC, soutient-il, dépasse les seules frontières nationales et demeure étroitement liée à celle de la sous-région des Grands Lacs ainsi qu’à certains équilibres géostratégiques internationaux.
Des garanties pour un débat inclusif
Vital Kamerhe relève par ailleurs l’engagement annoncé par Félix Tshisekedi en faveur d’un cadre permettant une participation équitable des différents acteurs, une libre expression des opinions et un débat qu’il souhaite responsable.
Ces garanties devraient, selon lui, favoriser la confrontation des idées sans exclusion et permettre aux participants de dépasser leurs clivages politiques et sociaux.
Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, le principal enjeu sera de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers afin que le Dialogue annoncé ne constitue pas seulement une nouvelle séquence politique, mais puisse déboucher sur des changements durables dans la gouvernance et la construction de l’État.
L’initiative annoncée par Félix Tshisekedi intervient alors que la RDC reste confrontée à une crise sécuritaire et politique persistante, notamment dans sa partie orientale. Sa mise en œuvre devrait désormais préciser les modalités de participation des différentes forces politiques et sociales ainsi que les mécanismes devant encadrer les discussions.


























































