Dans un communiqué publié lundi 28 septembre 2026, cette structure affirme recevoir de manière régulière des signalements faisant état de faits d’insécurité, notamment dans les quartiers Panzi et Ndendere.
Selon les informations recueillies auprès des habitants et de sources locales citées par la Société civile, des personnes présentées comme des « individus malintentionnés » seraient impliquées dans différentes attaques.
Certaines auraient été commises à l’aide d’armes à feu ou d’armes blanches.
Les coins comme la Route d’Uvira, Saïo, Mulungulungu, Mulengeza 1er et 2e ainsi que Mushununu figurent parmi les lieux mentionnés dans cette alerte. Le Noyau communal d’Ibanda ne fournit toutefois pas, dans son communiqué, de bilan chiffré des victimes ni de précisions permettant d’établir le nombre exact d’incidents rapportés.
Face à cette situation, la structure de la Société civile appelle les habitants à renforcer la vigilance et à collaborer davantage avec les autorités locales et les services de sécurité. Elle encourage notamment les responsables des dix maisons, des avenues et des quartiers à jouer pleinement leur rôle dans la surveillance et l’alerte communautaire.
Dans le cadre de l’opération dénommée « Jicho kwa Jicho », le Noyau communal préconise également un meilleur suivi des mouvements au sein des avenues, tout en insistant sur le respect des droits des personnes et sur l’interdiction de recourir à la justice populaire.
La Société civile demande par ailleurs aux propriétaires immobiliers de faire identifier leurs futurs locataires auprès des responsables locaux avant la conclusion des contrats de location. Elle recommande aussi que les autorités de proximité soient informées lorsqu’une personne étrangère au ménage est appelée à passer la nuit dans une habitation, particulièrement lorsque sa présence est inhabituelle.
Au-delà de la population, le Noyau communal d’Ibanda adresse plusieurs recommandations aux autorités administratives et aux responsables de proximité. Il préconise une actualisation régulière des données démographiques, la désignation de responsables locaux dans les avenues qui en sont dépourvues et la résidence effective des chefs d’avenues dans les secteurs dont ils ont la charge.
La structure appelle également à une collaboration accrue entre les autorités locales et les services compétents pour identifier les endroits présumés servir à la vente de chanvre et d’autres substances interdites. Elle souhaite aussi une clarification des horaires de fermeture des débits de boissons, ainsi qu’un renforcement des patrouilles, de jour comme de nuit.
Parmi les autres mesures proposées figure l’installation de dispositifs d’alerte communautaire, notamment des sirènes, dans les avenues considérées comme particulièrement exposées.
Tout en appelant à une mobilisation collective contre l’insécurité, la Société civile met en garde contre les accusations non étayées et les actes de justice populaire. Elle estime que les habitants doivent privilégier l’observation, l’alerte et la transmission des informations aux services habilités.
Le président du Noyau communal d’Ibanda, Murhula Machumbiko, appelle ainsi la population, les responsables de proximité, les services de sécurité et les différentes composantes de la société civile à conjuguer leurs efforts pour la protection des personnes et de leurs biens.


























































