Une première dans cette entité, qui a réuni un large éventail d’acteurs locaux autour des questions sécuritaires et du développement communautaire.
Organisée sur instruction de l’administrateur du territoire de Kabare Elie Rubabura Espoir et selon la vision de l’AFC-M23 au travers le gouverneur du sud kivu Patrick Busu Bwa ngui Nshombo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de gouvernance de proximité visant à renforcer le dialogue entre autorités et population.
Les assises ont été présidées par le point focal de l’administrateur à Kabare Sud, Mugisho Muniangali Patient.
Cadres de base, chefs des entités administratives, représentants de la société civile, opérateurs économiques, leaders de jeunesse ainsi que d’autres composantes sociales ont pris part à cette rencontre qualifiée par plusieurs participants d’« espace inédit d’échanges directs ».
Au cœur des discussions : la situation sécuritaire locale, les initiatives de développement, les défis liés à l’assainissement ainsi que la participation citoyenne à la consolidation de la paix.
Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance communautaire et de signaler tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité.
Un autre point majeur abordé concerne les patrouilles nocturnes organisées dans certaines localités, notamment à Mudusa et Mumosho.

Plusieurs intervenants ont dénoncé des dérives liées à ces pratiques, les qualifiant de facteur aggravant de l’insécurité. À l’issue des échanges, un consensus s’est dégagé en faveur de leur suspension temporaire.
Les jeunes ont, pour leur part, été appelés à s’identifier auprès des autorités locales en vue d’intégrer des mécanismes encadrés de protection communautaire, incluant des formations spécifiques.
Cette démarche, ont souligné les organisateurs, vise à professionnaliser les initiatives locales de sécurité et à éviter toute forme d’improvisation.
Les discussions ont également permis d’aborder les tensions liées à l’exercice de l’autorité administrative dans la zone. Les participants ont insisté sur l’importance du respect des institutions établies et ont appelé à mettre fin aux cas d’usurpation de pouvoir signalés dans certaines localités.
Au terme des travaux, les organisateurs ont annoncé la tenue régulière de ce cadre de concertation, désormais fixé au 15 de chaque mois. L’objectif est de pérenniser cet espace de dialogue et de renforcer la cohésion entre les différentes couches de la population.
Pour de nombreux participants, cette initiative marque une étape importante vers une gestion plus inclusive des défis locaux, dans un contexte sécuritaire et social toujours fragile dans l’est de la République démocratique du Congo.



























































