Dans un entretien accordé ce mardi à notre rédaction depuis son bureau situé au gouvernorat, en commune d’Ibanda, le professeur Patrick Mzee Somora a dressé un état des lieux préoccupant de l’environnement, hérité des gouvernements passés, que l’AFC/M23 entend améliorer.
Selon lui, le communiqué du gouverneur s’inscrit dans cette dynamique, tout en appelant à une mobilisation accrue de l’ensemble de la population, en particulier des jeunes.
Au-delà du Parc national de Kahuzi-Biega, plusieurs massifs forestiers du Sud-Kivu sont aujourd’hui fortement menacés. En cause : la coupe illégale de bois, les feux de brousse ainsi que l’exploitation anarchique des ressources naturelles.
« La pression sur nos forêts devient de plus en plus forte, et les conséquences sont déjà visibles sur les écosystèmes », a-t-il alerté, appelant au respect des autorités pour l’intérêt général.
Face à cette situation, d’autres mesures et actions sont en cours, selon cet universitaire.
Ces dispositions, qui visent également les contrevenants, devraient permettre de renforcer le cadre réglementaire afin de freiner les pratiques destructrices de l’environnement et d’améliorer la protection des espaces forestiers.
Une initiative qui s’inscrit dans la volonté des autorités provinciales, conformément à la vision de l’AFC/M23, de mieux encadrer la gestion des ressources naturelles.
Le professeur Patrick Mzee Somora a également mis en lumière plusieurs initiatives déjà entreprises par le gouvernement provincial du Sud-Kivu dans la lutte contre la dégradation de l’environnement.
Sous la coordination des autorités provinciales issues de l’AFC-M23, ces actions portent notamment sur les campagnes de reboisement communautaire visant à restaurer les zones dégradées et à encourager la plantation d’arbres dans les espaces publics et ruraux ; le renforcement de la sensibilisation environnementale à travers des messages adressés aux communautés locales, aux écoles et aux organisations de jeunesse sur la protection des forêts ; la lutte contre la coupe illégale du bois, avec un appel au respect des normes et une volonté de mieux encadrer l’exploitation forestière ; ainsi que l’appui aux organisations de jeunes engagées dans l’environnement, afin de favoriser leur implication dans les activités de terrain comme le reboisement et le plaidoyer écologique.
Le professeur a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette lutte commune.
Il appelle les jeunes à prendre conscience de l’urgence écologique et à s’engager activement dans la préservation de l’environnement.
« Les jeunes doivent se tailler une place de choix dans la défense de l’environnement. L’avenir de nos forêts dépend de leur engagement, et c’est pour le bien-être de tous », a-t-il déclaré.
Dans cette dynamique, il a encouragé les organisations, en particulier celles dirigées par des jeunes, à intensifier leurs actions à travers des initiatives concrètes telles que le reboisement, la sensibilisation des communautés et le plaidoyer en faveur de politiques environnementales durables.
Cet appel intervient dans un contexte de pression croissante sur les ressources naturelles du Sud-Kivu, rendant plus que jamais indispensable une mobilisation collective pour préserver le patrimoine écologique de la province.



























































