Le deuxième congrès de la chaire internationale Denis Mukwege sur ” La violence faite aux femmes et aux filles dans les conflits », s’est ouvert ce mardi 01 novembre 2022, à l’Université Evangélique en Afrique UEA, au Quartier Panzi dans la commune d’Ibanda
Lors de la cérémonie de cette ouverture, le médecin directeur de l’hôpital de Panzi, le prix Nobel de la paix 2018, Dénis Mukwege, a fait savoir que pour lutter contre la violence faite aux femmes, il ne suffit pas seulement réparer les victimes des violences sexuelles en termes de soins, mais il faut agir davantage.
D’où il évoque l’aspect de la justice transitionnelle pour poursuivre tous les auteurs des atrocités. Selon lui, la culture d’impunité règne en RDC, une situation qui perpétue ces crimes à l’encontre des femmes et filles par des groupes armés en recrudescence à l’Est du pays.
” Les femmes congolaises ont droit à la justice, à la réparation, aux garanties de non répétition des violences sexuelles et à la vérité”, dit-il en substance.
Raison pour laquelle, il plaide pour la mise en place d’un Tribunal pénal international pour la RDC ; et des chambres spécialisées mixtes.
Il sied de signaler que la Chaire internationale sur ” La violence faite aux femmes et aux filles dans les conflits ( Chaire Mukwege ) serait le fruit d’une démarche initiée par le professeur émérite (Liège) Véronique De Keyser, Députée européenne honoraire, suite aux premiers contacts du Dr Denis Mukwege en novembre 2013 avec les psychologues de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation (FPLSE) et les médecins du CHU de Liège, dans le but de mettre sur pied des programmes de coopération pour le suivi des survivantes de violences sexuelles.
A cette même occasion de l’ouverture de la Chaire Mukwege, un centre d’excellence Dénis Mukwege a été inauguré dans l’objectif d’immortaliser les œuvres et le combat de ce gynécologue
Jérémie Baraka




























































