La réunion s’est tenue sous la conduite du ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba. Au terme des échanges, les participants ont retenu un plan de préparation et de riposte fondé sur l’approche « Une seule santé », avec pour priorité de freiner la circulation du virus Ebola-Soudan.
Cette stratégie intervient alors que l’épidémie concerne désormais six provinces du pays. Face à cette extension géographique, les autorités misent notamment sur une surveillance accrue des cas suspects, un suivi plus étroit des chaînes de transmission et une capacité d’intervention rapprochée des communautés.
Le dispositif prévoit également de rapprocher la réponse sanitaire des populations. Les opérations devraient ainsi être davantage organisées au niveau local, notamment dans les quartiers considérés comme exposés, afin de permettre une détection plus rapide des cas et une intervention sans délai.
Autre engagement annoncé : la prise en charge gratuite des personnes touchées par l’épidémie. Cette mesure vise à réduire les obstacles financiers susceptibles de retarder le recours aux structures de santé et, par conséquent, de favoriser la propagation du virus.
Un plan pour les six prochains mois
Le document adopté servira de feuille de route aux autorités sanitaires et aux organisations partenaires pendant les six prochains mois. Il doit permettre d’harmoniser les interventions, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et d’adapter la réponse à l’évolution de la situation épidémiologique.
Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de transformer ces orientations en actions concrètes sur le terrain. Dans les zones affectées, la rapidité de l’identification des cas, la surveillance des contacts et l’accès aux soins restent déterminants pour contenir l’épidémie.
La République démocratique du Congo, régulièrement confrontée à des flambées de fièvre hémorragique virale, cherche ainsi à tirer parti de son expérience accumulée en matière de réponse aux épidémies. Avec ce nouveau dispositif, les autorités veulent privilégier une riposte plus décentralisée, plus proche des communautés et davantage coordonnée avec les partenaires internationaux.


























































