Selon la coalition, cette suspension vise à laisser une marge au processus de dialogue national inclusif évoqué par la Présidence de la République, dans le prolongement des initiatives de médiation menées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).
La C64 affirme toutefois que cette décision ne constitue pas un renoncement à ses revendications. Elle réitère son engagement en faveur du respect de la Constitution, de l’État de droit et du principe de l’alternance démocratique, notamment à travers le respect de la limitation du nombre de mandats présidentiels.
La plateforme fixe au 15 août 2026 l’échéance à laquelle elle attend des avancées concrètes. Elle demande notamment la convocation officielle du cadre de dialogue annoncé ainsi que des mesures traduisant une réelle volonté politique d’engager ce processus.
À défaut de progrès d’ici cette date, la Coalition Article 64 indique qu’elle se réserve le droit de relancer ses actions citoyennes, y compris l’organisation de manifestations pacifiques, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par des appels croissants en faveur d’un dialogue politique destiné à favoriser un consensus sur les principaux défis institutionnels, politiques et sécuritaires auxquels la République démocratique du Congo est confrontée. La démarche portée par les responsables religieux de la CENCO et de l’ECC continue de susciter des réactions diverses au sein de la classe politique congolaise, entre partisans d’un compromis politique et acteurs plus réservés quant à l’opportunité d’un tel processus.


























































