Selon Néhémie Mwilanya, la première erreur aurait consisté à croire que les transformations institutionnelles et politiques engagées après l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir suffiraient à faire évoluer les comportements et les pratiques de la classe politique ainsi que de la population.
Il a expliqué que l’ancien président estimait que les avancées enregistrées, notamment le rétablissement de l’unité nationale après les conflits, la relance du processus démocratique, l’élargissement des espaces d’expression citoyenne et les efforts de reconstruction du pays, permettraient de provoquer un changement profond des mentalités. D’après lui, cette attente ne s’est toutefois pas concrétisée.
Néhémie Mwilanya a également évoqué ce qu’il considère comme une seconde erreur, qu’il juge néanmoins difficilement évitable. Il a affirmé que Joseph Kabila avait privilégié la préservation de la cohésion nationale et la continuité de l’héritage légué par les pères fondateurs de la République, plutôt qu’une politique de sanctions plus rigoureuse envers certains acteurs.
Toujours selon lui, cette approche a suscité des critiques au sein d’une partie de l’opinion publique, qui reprochait à l’ancien président un manque de fermeté dans la gestion de certaines situations. Il a toutefois soutenu que ce choix relevait d’une volonté de préserver l’unité du pays, estimant qu’il s’agissait, à ses yeux, de l’option la moins préjudiciable dans un contexte politique particulièrement sensible.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où le bilan des dix-huit années de gouvernance de Joseph Kabila continue d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo, entre défenseurs de son action et critiques de son héritage politique.


























































