À l’issue de son réquisitoire devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, le ministère public a sollicité une peine de quatorze mois de servitude pénale principale, assortie de la condamnation de la prévenue aux frais de justice.
Cette affaire trouve son origine dans des accusations portant sur des violences présumées infligées à Platini Kasaï Sadisa, ancien chauffeur de l’artiste.
Selon le ministère public, Rebo Tchulo aurait notamment incité des militaires à poser des actes contraires à leurs obligations légales, des faits que la justice militaire considère comme susceptibles de constituer une infraction au regard de la législation en vigueur.
Tout au long des audiences, la chanteuse a rejeté les accusations formulées contre elle. Devant la juridiction militaire, elle a plaidé non coupable, soutenant qu’elle n’avait commis aucune des infractions qui lui sont reprochées.
Les réquisitions du parquet marquent la fin de la phase des débats judiciaires. Le tribunal est désormais appelé à examiner les arguments des différentes parties avant de rendre sa décision. Celle-ci pourrait intervenir après une mise en délibéré, conformément aux règles de procédure.
Sur le plan juridique, les réquisitions du ministère public ne constituent pas une condamnation. Elles traduisent la position de l’accusation et demeurent soumises à l’appréciation souveraine des juges, seuls habilités à statuer sur la culpabilité ou l’innocence de la prévenue.
Cette affaire, largement suivie par l’opinion publique en raison de la notoriété de l’artiste, continue de susciter un vif intérêt en République démocratique du Congo.
Le verdict du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema est attendu dans les prochains jours, sauf décision contraire de la juridiction quant au calendrier de son prononcé.


























































