Dans une déclaration rendue publique à Bukavu et consultée par notre rédaction ce vendredi même, l’organisation souligne que la persistance de l’insécurité, les déplacements massifs de populations et la fragilisation des conditions économiques des ménages continuent d’exposer des milliers d’enfants à des risques multiples, notamment l’exploitation économique, la déscolarisation et diverses formes de violences.
Alors que la fin de l’année scolaire ouvre la période des vacances, RSF estime que la situation pourrait s’aggraver en raison de l’absence d’encadrement éducatif et d’activités structurées.
Selon l’organisation, de nombreux enfants et adolescents se retrouvent contraints d’intégrer précocement des activités économiques informelles ou pénibles, souvent inadaptées à leur âge, augmentant ainsi leur niveau de vulnérabilité.
Face à ces enjeux, l’ONG appelle à une mobilisation concertée des autorités publiques, des organisations humanitaires, des acteurs de la société civile, des leaders communautaires, des confessions religieuses ainsi que des parents, afin de renforcer les dispositifs locaux de protection de l’enfance.
L’objectif, selon RSF, est de mettre en place des mécanismes d’encadrement adaptés durant la période des vacances scolaires et de prévenir toute forme d’exploitation.
Tout en reconnaissant ses moyens limités, l’organisation réaffirme sa volonté de poursuivre ses actions de sensibilisation et d’éducation communautaire en faveur de la protection des enfants.
Elle insiste toutefois sur la nécessité d’un soutien accru des partenaires nationaux et internationaux pour élargir la portée de ses interventions sur le terrain.
Pour RSF, la protection de l’enfance demeure un enjeu central pour la stabilité sociale, la consolidation de la paix et le développement durable dans la région.
L’organisation invite enfin chaque citoyen à s’impliquer activement dans la sauvegarde des droits des enfants, afin de leur garantir un environnement sûr, propice à l’apprentissage et à l’épanouissement.
« Pour chaque enfant, des droits effectifs, la paix et la sécurité », conclut la déclaration.


























































