Lors d’un point de presse tenu à sa résidence officielle, l’autorité provinciale a défendu une mesure qu’elle présente comme indispensable pour rétablir l’ordre dans un secteur marqué par de profondes dérives.
Selon l’exécutif provincial, cette suspension concerne notamment les constructions, les morcellements ainsi que la vente des parcelles. Elle vise à mettre fin à l’occupation anarchique des terres, à la multiplication des conflits fonciers et au non-respect des normes urbanistiques, dans un contexte d’urbanisation rapide et de pression démographique croissante.
Dans son intervention, le gouverneur a annoncé qu’un délai de 15 jours est accordé aux habitants des zones concernées pour régulariser leurs dossiers de construction. Passé ce délai, des équipes mixtes composées d’agents de l’ordre, de services de l’urbanisme et de représentants locaux seront déployées sur le terrain pour procéder à des contrôles stricts.
« Il s’agit de restaurer l’autorité de l’État et de protéger les citoyens contre les pratiques illégales », a-t-il insisté.
Autre mesure forte : désormais, seule l’autorité provinciale sera habilitée à délivrer les autorisations de bâtir pour toute nouvelle construction. Une centralisation des décisions qui, selon les autorités, devrait permettre de mieux encadrer l’expansion urbaine et de prévenir les abus.
Ce point de presse s’inscrit également dans une démarche de redevabilité, les autorités provinciales cherchant à clarifier les modalités d’application de cette réforme.
Dans un communiqué signé par le directeur de la communication du gouvernorat, Yves Rudahindwa, la population et les médias ont été invités à suivre attentivement cette prise de parole, présentée comme déterminante pour la compréhension des enjeux en cours.
La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs acteurs institutionnels, notamment des bourgmestres, leurs adjoints, des membres du cabinet du gouverneur ainsi que des cadres de services impliqués dans la gestion foncière en province.
Si les autorités provinciales plaident pour une réforme nécessaire, cette décision pourrait toutefois susciter des inquiétudes au sein de la population, notamment chez les propriétaires et les acquéreurs de parcelles.
Dans une ville où la question foncière reste un enjeu sensible, la mise en œuvre effective de ces mesures sera scrutée de près dans les prochaines semaines.



























































