Organisée à l’issue des travaux communautaires hebdomadaires, cette initiative s’est déroulée successivement sur les axes Mulungulungu Premier puis Mulengeza 1, dans la ville de Bukavu.
Elle a réuni une forte délégation composée des cadres de base, des services de sécurité, ainsi que des représentants du mouvement AFC-M23 dont Dani Bashige, Josué Baseme Ciwara, David Magadju et Madame Déborah Imani dans un contexte sécuritaire stable et garanti.
Dans les avant-midi, l’autorité locale a pris la parole devant une population mobilisée, composée notamment de femmes, de jeunes et de notables du quartier.
Dans une intervention structurée, Bahati Bashaga Émile a salué la gouvernance de proximité prônée par le mouvement révolutionnaire AFC-M23, qu’il a présentée comme un levier essentiel pour rapprocher les institutions des citoyens et répondre efficacement aux préoccupations locales.
Revenant sur les enjeux sécuritaires, le chef de quartier a insisté sur la nécessité d’une vigilance permanente de la part des habitants. Il a appelé à une collaboration étroite entre la population et les services de sécurité, exhortant chacun à dénoncer tout mouvement suspect, toute présence étrangère douteuse ou tout comportement de nature à troubler l’ordre public.
Selon lui, la sécurité demeure une responsabilité partagée, qui exige l’implication de tous pour prévenir les actes de banditisme et consolider les acquis déjà enregistrés.
Dans le même élan, le commandant de la Police révolutionnaire AFC-M23 affecté à Panzi a pris la parole pour sensibiliser particulièrement les jeunes. Il les a invités à s’engager activement dans la défense de leur milieu, en intégrant l’armée révolutionnaire congolaise, présentée comme un cadre structuré de participation à la sécurisation locale.
Cet appel s’inscrit dans une logique de responsabilisation de la jeunesse face aux défis sécuritaires et de consolidation de la stabilité dans la zone.
Au-delà des questions sécuritaires, les échanges ont également porté sur plusieurs problématiques sociales et urbaines qui affectent le quotidien des habitants.
Le chef de quartier a ainsi exhorté les cadres de base à intensifier les efforts en matière d’assainissement des avenues, de lutte contre les marchés pirates, de régulation de la circulation routière, de réduction des nuisances sonores et de protection des biens publics contre toute forme de spoliation.

Il a souligné que ces défis, bien que souvent considérés comme secondaires, constituent des obstacles majeurs au développement harmonieux du quartier.
Prenant la parole à leur tour, plusieurs représentants de la population ont salué cette démarche participative, qu’ils considèrent comme un signe fort de rapprochement entre les autorités locales et les administrés.
Ils ont exprimé leur volonté de s’impliquer davantage dans les initiatives communautaires et de collaborer avec les services compétents pour dénoncer toute activité suspecte ou contraire à la loi.
Certains intervenants ont également plaidé pour la multiplication de ce type de rencontres, estimant qu’elles permettent non seulement de renforcer la cohésion sociale, mais aussi de prévenir les conflits et de mieux canaliser les préoccupations de la base vers les instances décisionnelles.
À l’issue de cette activité, le chef de quartier a poursuivi sa tournée à travers différentes artères de Panzi, afin de s’enquérir de l’état général de son entité et d’échanger directement avec les habitants sur leurs réalités quotidiennes.
Cette démarche de terrain s’inscrit dans une dynamique de suivi et d’évaluation des actions engagées, mais aussi dans une volonté affirmée de maintenir un contact permanent avec la population.
Cette mobilisation citoyenne s’inscrit dans une série d’initiatives locales visant à consolider la paix, renforcer la sécurité et promouvoir une gouvernance inclusive à la base.
Dans un contexte où les défis sécuritaires restent une préoccupation majeure dans plusieurs zones de l’Est de la République démocratique du Congo, les autorités locales de Panzi entendent ainsi jouer pleinement leur rôle en misant sur la participation communautaire et la responsabilisation collective.
En réunissant autour d’une même table autorités, forces de sécurité et population, cette activité aura permis de poser les bases d’un dialogue constructif et d’une action concertée en faveur d’un environnement plus sûr, plus stable et propice au développement durable du quartier Panzi, à Bukavu.



























































