La décision, rendue publique à travers un communiqué du ministère de la Sécurité, s’inscrit dans la politique d’intégration régionale et de libre circulation promue par les autorités de Lomé.
Selon le communiqué signé par le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, cette exemption de visa prend effet immédiatement et concerne l’ensemble des voyageurs africains souhaitant séjourner au Togo pour une durée maximale de trente jours.
Les autorités togolaises présentent cette mesure comme une avancée majeure en faveur du panafricanisme et de la coopération continentale.
Le gouvernement affirme vouloir renforcer les échanges humains, économiques et culturels entre les peuples africains, tout en consolidant la position du Togo comme un hub régional de services, d’affaires et de commerce en Afrique de l’Ouest.
« Cette mesure traduit la volonté constante des plus hautes autorités togolaises de promouvoir l’intégration africaine », indique le document officiel.
Malgré cette exemption de visa, les voyageurs restent soumis aux contrôles sécuritaires, sanitaires et administratifs en vigueur.
Le ministère de la Sécurité précise notamment que les formalités d’enregistrement préalable demeurent obligatoires avant toute arrivée sur le territoire togolais.
Les passagers concernés devront effectuer une déclaration de voyage sur la plateforme gouvernementale dédiée au moins vingt-quatre heures avant leur arrivée afin d’obtenir un bordereau à présenter aux postes frontaliers.
Les autorités rappellent également que cette mesure ne remet pas en cause les dispositions légales relatives à l’immigration irrégulière, au séjour illégal ou encore aux impératifs de sécurité nationale.
À travers cette initiative, Lomé rejoint plusieurs pays africains ayant récemment assoupli leurs politiques migratoires afin de faciliter la mobilité intra-africaine, dans un contexte marqué par les ambitions d’intégration économique portées notamment par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le gouvernement togolais appelle enfin les administrations concernées et les différents acteurs institutionnels à accompagner la mise en œuvre effective de cette réforme à tous les points d’entrée terrestres, aériens et maritimes du pays.


























































