Le rétablissement de la paix passe par la bonne sécurité dans un milieu. Cette sécurité reste l’émanation d’une relation étroite entre la population et les services de l’ordre qui ensemble contribuent à l’instauration de la paix à travers des investigations, dénonciations et arrestations.
Telle est la quintessence des échanges qui ont réuni les éléments Fardc de la 33e région militaire et toute la notabilité de la commune d’Ibanda. Au tour d’une table, les animateurs de la 33e région militaire et les cadres de base de la commune d’Ibanda ont échangé sur des mécanismes pouvant ramener la population à reprendre la confiance qu’elle semble avoir perdue à l’égard des éléments Fardc mais également aux militaires qui semblent croire que la population ne les aime plus.
D’après le commandant chargé du service d’éducation civique et patriotique et d’actions sociales à la 33e région militaire Sud-Kivu et Maniema, le colonel Omar MUTUNDA NKOY qui est venu représenter le Commandant de la 33e région militaire pour l’ouverture de cette séance de sensibilisation avec les cadres de base de cette commune a fait savoir que cette activité concerne à susciter et réveiller la conscience des patriotes pour servir la patrie dans la lutte contre les antivaleurs que vivent les citoyens Congolais dont l’Insécurité, les conflits tribalo-ethniques et autres. Selon cet ambassadeur pour la paix Universelle dans les deux provinces précitées, le militaire est un poisson et la population est l’eau et il est difficile de séparer ces deux aussi longtemps que le poisson est en vie. « Si la population est en insécurité veut dire nous militaire avons échoué notre mission qui est celle de protéger cette dernière. Raison pour laquelle il doit y avoir une étroite collaboration entre nous afin de bien atteindre cet objectif. Des fois des militaires sont accusés étant porteurs d’armes et c’est cette confusion que nous voulons éclairer en signifiant que nous sommes dans une zone en guerre et les armes ont beaucoup circulé dans cette zone depuis que nous sommes secoués par ces dernières. Il y a des démobilisés et autres membres des groupes armés qui sont restés avec leurs armes et tenues incontrôlées, qui malheureusement vivent toujours au sein de la communauté. Mais toute fois ici, il sied de signaler que toute arme détenue par un élément Fardc est bien identifiée et enregistrée après le contrôle systématique qui a été mené et à l’heure actuelle chaque arme est reconnue avec son numéro dans la base des données. C’est ainsi que pour démanteler tout le réseau de ces malfrats, il faut commencer par sensibiliser la communauté dans laquelle vivent ces gens, que cette population arrive à dénoncer, se désolidariser, mais aussi instruire leurs fils et filles à arrêter avec des salles besogne. C’est pourquoi je recommande même aux commandants sensés garder leurs militaires de veiller sur les mouvements de sortie et entrée dans des camps et cités. » éclaircit le commandât Secas Omar MUTUNDA NKOY
Pour certains participants, la séance du jour a raison d’etre car la situation reste alarmante sur le plan sécurité dans la majorité de nos entités administratives. « C’est un bon enseignement car sans collaboration civilo-militaire la paix restera un rêve jusqu’à nouvel ordre. La cohabitation est une arme de grande force pour l’unité de la sécurité. Ce que je demande c’est que chaque de nous le mette en pratique concrètement et que ça ne soit comme une simple transmission. Personnellement je dois vivre en patriote dans le cadre de dénoncer tout mal mais aussi restituer le contenu de ce message à tous ces gens à ma responsabilité afin que chacun dans son coin fasse de même. » se contente Byamana Rachid chef adjoint de l’avenue Ancien combattant 1er au quartier latin.
De sa part, l’autorité communale, le bourgmestre d’Ibanda Evariste Manegabe Ntayitunda l’initiative de la région militaire reste noble, étant donné que la confiance de la population était en train de perdre un grand pourcentage suite à la recrudescence de l’insécurité accompagnée de la circulation d’armée à feu. « Chaque fois quand il y a un évènement malheureux, la population croit que les hommes en uniforme non autrement identifié veut dire militaires alors qu’ils ne sont que des civils qui se servent des tenues militaires et des fusils et faire croire à la population que ce sont des militaires alors que Non, il peut y avoir également quelques éléments Fardc qui échappent au contrôle mais très moins nombreux par rapport au nombre des malfrats qui circulent dans nos milieux. Cette sensibilisation est mille fois louable mais aussi longtemps que les groupes armés seront actifs la restauration complète de la paix reste incertaine car ils sont une des principales sources qui font pulluler les armes voire ces tenues militaires même. Comme les militaires en charge de l’éducation civique ont bien compris l’évènement et s’approchent maintenant de la population, c’est une bonne chose et nous sommes très satisfaits de voir les militaires rapprocher la population car il n’y aura pas d’inimitié aussi longtemps que les deux parties coalisent pour le seul but de mettre en déroute l’ennemi. Car si aujourd’hui la situation sécuritaire continue à régénérer c’est puis que cette population n’a pas confiance dans les militaires, si non, les malfrats logent dans les maisons de la population, ces inciviques sont une partie de cette même population, et ils allaient déjà alerter les militaires s’ils seraient en symbiose. Puisque on a peur de dénoncer, car une fois le bandit arrêté, il sera relâché quelques minutes après et mettre en mal alaise cette même population qui l’a dénoncé. Ce sont les replis de justice qui circulent presque partout dans la ville de Bukavu et qui sèment terreur dans les chefs de la population et intimident de mettre fin à la vie du citoyen qui a dénoncé. Ce qui fait que la population craigne de dénoncer. Comme il y aura déjà harmonie entre population –militaires et policiers, nous avons espoir qu’il y aura changement car la population a déjà confiance et doit dénoncer auprès de son ami militaire ou policier ce qui va alléger le problème. » se réjouit Evariste Manegabe Ntayitunda Bourgmestre de la commune d’Ibanda.
Cette séance qui s’est tenue dans la grande salle de ladite commune a réuni une quarantaine de participants parmi lesquels autorités communales, cadres de bases et éléments militaires Fardc.
Ishara Masisrika



























































