Alors que des tensions sont tendues un peu partout dans le chef-lieu de la province du Sud-Kivu et ses environs suite à une motion de censure contre le gouvernement provincial, le bureau de coordination provinciale de la société civile du Sud-Kivu vient de se prononcer.
Par rapport à la situation politique qui prévaut dans la province, où tôt la matinée de ce mercredi 23 novembre 2022, plusieurs endroits ont été barricadés par certaines personnes qui se disaient « soutenir » le gouverneur de province en demandant aux députés provinciaux de cesser avec toute sorte de motion que certains d’entre eux venaient d’initier contre l’exécutif provincial et qui sera examinée et votée ce jeudi, la société civile sort de son silence
Dans une déclaration rendue public ce mercredi 23 novembre 2022, la vice-présidente et présidente ad intérim de la société civile du Sud-Kivu, Me Néné Bintu, se dit regretter de constater que les acteurs politiques tant national que provincial disent non aux principes démocratiques consacrés par la constitution et la loi de la république
« Cette confiscation de la démocratie au Sud-Kivu freine le développement de la province au point qu’aujourd’hui, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, le social de la population, les besoins sociaux de base, la santé, l’eau et l’électricité sont devenus les cadets des soucis des autorités qui mènent une vie orgiaque et qui se distribuent aisément les recettes publiques en toute impunité en vue qu’ils se maintiennent au pouvoir », renseigne Me Néné Bitu, à travers cette déclaration
A ce qui concerne l’arrestation du président ad intérim de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, par le truchement de sa vie présidente et présidente ad intérim, le bureau de coordination dit condamner avec toute dernière énergie cette arrestation qu’il qualifie « honteuse » dont a été victime cet ex bâtonnier par les agents de sécurité
Cette arrestation constituerait une violation de principes démocratiques consacrée par la constitution, ainsi que les règlements d’ordre intérieur de l’organe délibérant, indique le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu qui, ajoute que, la seule faute de l’arrestation de Yabe Ntayitunda, serait de procéder à l’installation du bureau d’âge.
« Sa seule faute aura été d’avoir effectué la remise et reprise entre le bureau déchu de l’assemblée provinciale et le bureau d’âge, pourtant conforme aux règlements intérieurs de l’assemblée provinciale. Le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu note que le contrôle parlementaire et la redevabilité des gouvernants ne sont pas à négocier car, consacrés par la constitution», poursuit Néné Bintu
De ce fait, l’autorité provinciale devrait se comporter en bon citoyen en se présentant à l’hémicycle provincial pour répondre aux griefs contenus dans la motion de censure initier contre son gouvernement
« Au vue de ce qui précède, le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu exhorte le gouverneur de province de se comporter en bon citoyen en répondant aux griefs qui sont contenus dans la motion de censure qui lui a été communiqué et demande à l’assemblée provinciale d’en tirer les conséquences de droit », peut-on lire dans la déclaration
Il faut dire que la journée de ce jeudi 24 novembre 2022 risquerait de connaitre le même sort que celui des mois passés où lors du vote de la motion contre le même gouvernement, des journalistes et députés avait été blessés par balles à l’assemblée provinciale
Claude Musengero




























































