Les premiers échanges de tirs ont débuté ce mardi 1er avril 2025, aux alentours de 5 heures du matin. Depuis lors, des tirs nourris d’armes légères continuent de retentir dans la région, notamment à Nyangezi et à Mumosho, à seulement 15 km au sud de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu.
La situation reste tendue alors que les habitants des zones affectées vivent dans une anxiété grandissante. Beaucoup ont choisi de se terrer chez eux, craignant pour leur sécurité.
Historiquement, le conflit dans l’est de la RDC est enraciné dans les bouleversements politiques et ethniques qui ont suivi le génocide rwandais de 1994, amenant un afflux massif de réfugiés et de combattants dans la région. Les rebelles du M23, issus d’une mutinerie au sein des forces armées congolaises en 2012, ont longtemps été accusés de recevoir un soutien extérieur et ont joué un rôle central dans les conflits récurrents qui déstabilisent la région. Bien qu’un accord de paix ait été signé en 2013, les tensions n’ont jamais complètement disparu, et des éléments du M23 ont régulièrement refait surface, menaçant la paix fragile dans la région.
Le ministre de la Défense de la RDC a déclaré, “Nous sommes déterminés à protéger notre territoire et nos citoyens contre toute menace. Les FARDC sont pleinement engagées dans cette mission.” Il a ajouté que “les forces armées travailleront sans relâche pour rétablir la paix et la sécurité à Nyangezi et dans les environs.”
De son côté, le gouverneur de la province du Sud-Kivu a affirmé : “Nous appelons à la prudence et exhortons les populations locales à collaborer avec les forces de l’ordre pour garantir leur sécurité. Toutes les mesures nécessaires sont prises pour ramener le calme dans la région.”
Cet épisode de violence souligne une fois de plus les défis complexes auxquels la RDC est confrontée dans sa quête de paix et de stabilité.
Nous continuerons de suivre l’évolution de la situation et de fournir des mises à jour au fur et à mesure que de nouvelles informations seront disponibles.