C’est le dernier lot Parmi les 5000 magistrats recrutés en 2022 et qui attendaient d’être nommés par ordonnance présidentielle depuis 2024, après le premier lot de 2500 magistrats nommés et affectés en 2023.
Ces nominations sont le résultat de nombreuses pressions et manifestations de ces magistrats, qui accusaient le Conseil Supérieur de la Magistrature ( CSM ) de brader leur dossier, alors que le conseil se défendait d’avoir déjà fait le travail qui lui revenait et qu’il ne restait plus qu’au Président de la République de procéder à la nomination par ordonnance présidentielle de ce deuxième et dernier lot de 2500 magistrats.
Pour le Président de l’Intersyndicale des magistrats de la RDC, ces nominations constituent un motif de joie dans la mesure, où elles viennent combler la carence constatée dans de nombreux tribunaux et tant décriée par les organisations de la société civile.
Celui-ci rappelle qu’il est maintenant question que le gouvernement congolais mette des moyens financiers à la disposition du Conseil Supérieur de la Magistrature pour la formation à Kinshasa, pendant 3 mois de formation de ces nouveaux magistrats et ensuite, de procéder à leur déploiement à travers le pays.
Pour d’autres, Rien à s’étonner pour cette nomination du dernier lot de 2500 Magistrats pour compléter les 2.500 Magistrats nommés en 2023.
Ils affirment que, cette nomination n’est qu’une continuité de la fraude qui avait commencé depuis le recrutement des candidats Magistrats lors du concours du 09 Octobre 2022.
Ce processus n’a pas respecté les règles de la méritocratie, car selon eux, plusieurs aspects ont été constatés du début à la fin de ce recrutement jusqu’à la nomination et c’est entre autres, respectivement qu’il y a eu fuite des questionnaires partout avant le concours, la loi portant statut des magistrats n’a jamais été respectée car elle prévoit 40 ans d’âge minimum lors du dépôt du dossier pour être candidat Magistrat, le système de faire passer les enfants des Haut magistrats et des politiciens au détriment de ceux-là qui n’ont pas d’appui voire même d’autres n’avaient même pas passé le concours et aujourd’hui se retrouvent Magistrats.
Tout ça, précisent nos sources, c’est la continuité de la corruption et du clientélisme au sein de l’Etat, et ces Magistrats ne peuvent pas résoudre les problèmes des Justiciables puisque plusieurs sont un fruit de la corruption.
D’autres sources concordante affinement que, la République Démocratique du Congo étant un État qui se veut État de droit, est censé avoir des instances judiciaires avec un personnel qualifié, pour dire le droit et veiller au respect des fondamentaux des droits et libertés de l’homme.
Cette architecture idéale de la RDC nécessite non seulement une mise en œuvre des personnes mais aussi des infrastructures adéquates pour le travail, proposent – elles, et d’ajouter que, La nomination par le Président de la République du lot restant de 2500 magistrats parmi les 5000 recrutés en 2022, est aux antipodes de la situation actuelle que traverse la RDC, Car le processus de mise en fonction de ces 2500 magistrats est dispendieuse.
La RDC étant en guerre et qu’elle souffre de problème des moyens financiers, ne peut pas se permettre à cette mise en oeuvre.
À leur sens, ces compatriotes pensent que, le Président devrait différer cette nomination pour l’intérêt supérieur de la nation.
Par le fait que, la charrue est mis devant le boeuf, ces 2500 magistrats vont souffrir aussi bien pour leur formation et pour leur affectation ( Mise en service).
Il sied de noter que, les 2500 magistrats précédemment recrutés continuent à subir de traitement cruel par le gouvernement de la RDC, informe ces commentaires.
La décision prise par le Président pour nommer ces magistrats crée un nouveau problème au Pays.
Touchés également par cette procédure mise au bout par avance Garant de la Nation, des spécialistes de la loi contactés dans l’anonymat affirment que, C’était déjà un droit acquis malgré le retard dans la nomination suite à plusieurs raisons, mais tôt ou tard ça arrivera toujours, et voilà ça arrive.
Les nouveaux Magistrats nommés sont appelés à bien jouer leur rôle en toute indépendance et impartialité, selon la loi en faveur de ce Pays et de la population.
Ils ont le rôle crucial de redresser cette justice qui est taxée de malade à travers leur compétence et rigueur dans l’exercice de leurs fonctions, peut-on lire dans leurs allocutions.