L’élu du territoire de Mwenga l’a dit lundi 31 mars 2025, lors de l’ouverture solennelle de la session de Mars dans le territoire d’Uvira.
A cette occasion, il a condamné fermement les tueries en répétition des paisibles citoyens, perpétrées actuellement dans la ville de Bukavu et cela depuis l’occupation de cette entité par les militaires du M23, soutenus par le Rwanda.
« Au vu de cette situation, je lance un message de Paix à la population, partout où la paix est perturbée sur toute l’étendue de la province. A travers la situation que traverse nos électeurs, nous nous sentons également concernés et nous sommes de cœur avec eux. Les villes de Bukavu et Goma sont particulièrement touchées par ces violences, avec un nombre élevé de violations des droits de l’homme et des tueries au sommaire », regrette le député Provincial Karume Bahige Jean.

Toutefois, cet élu du peuple, encourage les démarches entreprises par le chef de l’État Félix Antoine Tshidekedi, visant le retour de la paix et de la sécurité dans la partie Est du pays.
« Nous encourageons tous les processus qui sont en train d’être menés pour que la paix et la sécurité reviennent, notamment les processus de l’EAC-SADC, Luanda, Qatar et autres démarches au niveau international », souligne-t-il.
Le député provincial Karume Bahige Jean ajoute;
« On voudrait que toutes les parties puissent se mettre ensemble pour dialoguer, car c’est à travers le dialogue que les parties en conflit vont trouver une issue favorable et mettre un terme à la guerre à l’Est de la RDC, où depuis plusieurs années nos compatriotes vivent sans lendemain.
Que ceux qui ont pris des armes puissent revenir à la raison et savoir que nous sommes tous des frères et sœurs et nous n’avons aucun avantage de nous entre manger. C’est à travers la paix que nous pouvons construire notre pays. Nous voulons que la paix revienne, rien que la paix ».

Dans son allocution, l’élu du territoire de Mwenga a également demandé au commandant suprême et garant de la nation, le Chef de l’État Félix Antoine Tshidekedi Tshilombo d’imposer pleinement l’autorité de l’État dans les régions en proie à l’insécurité, afin de permettre aux paisibles citoyens de regagner leurs habitations et vaquer pleinement à leurs occupations quotidiennes.
Ces dernières semaines, plusieurs rapports des Organisations Non Gouvernementales, locales et internationales ont fait état d’une détérioration de la situation sécuritaire dans la partie Est de la République démocratique du Congo, avec des attaques ciblées et des déplacements massifs de populations fuyant les combats entre les forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC et les groupes armés Wazalendo aux militaires de mouvement du 23 Mars M23 soutenu par le Rwanda.
Par contre, la communauté internationale, notamment la MONUSCO, suit de près l’évolution de la situation, mais les critiques se multiplient sur l’inefficacité des mesures prises pour protéger les populations civils.
Il sied de signaler que, la session de de mars s’ouvre en province du Sud-Kivu, sous une situation sécuritaire tendue et cela suite à l’occupation de la ville de Bukavu, chef-lieu des institutions provinciales par les rebelles du M23, une situation qui a pousser les autorités à délocaliser l’Assemblée provinciale ainsi que le gouvernorat dans le territoire d’Uvira.