Suite à la situation chaotique qui s’observe ces derniers temps au Sud-Kivu depuis le dépôt et le vote de la motion de censure contre le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi et tout son gouvernement par les députés provinciaux, la conseillère du chef de l’Etat, José Emina, prend pour responsable de cette situation l’Assemblée provinciale.
Invitée à l’émission « paix et développement » de la radio Maendeleo, ce dimanche 23 janvier 2022, la conseillère du chef de l’Etat, José Emina, attribue le problème que traverse la province du Sud-Kivu aux députés provinciaux.
L’ancienne présidente fédérale de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Sociale (UDPS) fédération du Sud-Kivu, José Emina, fonde ses arguments par le fait que, selon elle, dans moins de 3 ans, Théo Ngwabidje, aurait été victime de trois motions initiées contre lui par l’organe délibérant.
Ces agitations dont il était victime depuis qu’il a été voté comme chef de l’exécutif provincial ne pourraient pas lui permettre de travailler dans toute tranquillité pour la stabilisation des institutions provinciales.
Intervenant dans cette émission sur la situation chaotique dans la province, cette dernière fait savoir que l’exécutif et l’organe délibérant seraient les causes principales de la crise tant politique qu’économique qui s’observe ces derniers jours au Sud-Kivu.
« Dans moins de 3 ans, Ngabidje, il est victime de 3 motions. Comment voulez-vous que ce gouverneur se mette sérieusement au travail pour servir la population, pour servir la province ? Je pense que nos élus, nos députés que nous respectons beaucoup ne facilitent pas aussi au chef de l’Exécutif provincial la tache de bien faire son travail. Est-ce que le gouverneur va se mettre au travail ou il sera en train de se battre par ci par là pour voir s’il va survivre à la motion ? Aujourd’hui l’état de la province devrait nous interpeller et nos députés provinciaux devraient se dire en tout cas on doit changer notre façon de faire parce que ne vous en faites pas, on dit que Ngwabidje a échoué, oui, si Ngabidje a échoué donc l’Assemblée Provinciale aussi a échouée », renseigne la conseillère du chef de l’Etat lors de l’émission.
Celle-ci ajoute que les élus provinciaux auront un compte à rendre et le bilan à présenter à la population comme le gouverneur déchu, lors des élections de 2023 qui pointent à l’horizon.
Cette dernière pense que si la population du Sud-Kivu ne change pas la mentalité, leur façon de faire, d’autres personnes qui viendront auront aussi des difficultés pour gérer la province.
Le fait de voir la province du Sud-Kivu être championne en motions contre les gouverneurs sur toute l’étendue de la république, devrait interpeller tout le monde, conclut-elle.
Invité aussi pour le même débat, le rapporteur de l’assemblée provinciale du Sud-Kivu, Jacques Kamanda, nie toutes les accusations portées contre ses collègues députés par rapport à la crise tant politique qu’économique dont fait face la province du Sud-Kivu depuis quelques mois déjà.
Pour lui, l’organe délibérant avait à mainte reprise toléré le gouverneur déchu, chose qui a fait à ce que Théo Ngwabidje n’améliore pas sa façon de travailler pour le développement de la province.
Claude Musengero