Outre son état d’être la source de Kamunyu est massivement envahie par les creuseurs artisanaux qui travaillent dans le carré minier de Luhihi à tel enseigne que la population locale n’a plus accès à l’eau de cette source. Les conditions de vie n’étant pas réunies pour se doter de l’eau ailleurs, les habitants se lancent à l’utilisation mais aussi à la consommation de l’eau souillée du lac-kivu.
Ce qui serait l’origine de nombreux cas de Choléra dans cette zone mais aussi de nombreuses autre maladies hydriques enregistrées dans cette partie de la province du Sud-Kivu.
Etant dans une période sanitaire très dangereuse au pays suite de la pandémie à Corona Virus, le groupement de Luhihi, Lugendo et Ishungu n’ont que la peur de la Covid-19 mais aussi et surtout de toutes ces maladies de mains sales dont le choléra qui a comme épicentre aujourd’hui le groupement de Luhihi.
Contacté par Kivuavenir.com, la société civile de la place se dit surprise du silence des autorités de la province quant à ce mal qui guette cette population « c’est pour nous une inquiétude de constater que le gouvernement se soucie fort du cas de choléra une fois signalé dans notre milieu sans faire allusion à l’origine de ces cas à répétition. Pour nous, il suffit de nous construire des sources d’eau potables dans nos groupements plus touchés et cela fera une solution palliative à cette répétition des cas de choléra non seulement ça, mais également nos femmes et mères sont déjà victimes des de diverses infections et sans sources d’eau, la population va continuer à faire usage de l’eau du lac et on sera entrain de soigner des années en années sans résultat escompté » fait savoir le président de la société civile de Lomera Christophe RUBASHA.
De sa part, le rapporter de cette structure citoyenne Michel Eugide Sanzira qui s’est livré à kivuavenir.com, estime que loin de l’intervention du gouvernement dans la construction des puits d’eau dans leurs groupements, il y a des bienfaiteurs et hommes de bonne volonté qui ont toujours secouru la communauté d’une manière ou d’une autre. « Nous avons toujours suivis les travaux de réhabilitation des ponts , de construction des puits d’eau dans le groupement de Bugorhe et ailleurs par certains députés et certaines fondations, mais tous ces groupements en difficulté ne sont-ils pas dans Kabare, mais pourquoi ils ne songent jamais à nous, ou peut-etre il faut attendre 2023 pour qu’ils viennent tromper notre vigilance par des moindres aides pour gagner notre électorat, voila le bon moment où le peuple a besoin de vous » interpelle Miche Egide Sanzira éprit de pitié de la vie que mène sa population.
La partie Nord du territoire de Kabare au Sud-Kivu dans sa zone de santé de Katana est plus touchée par des maladies de mains sales dont le choléra bat record et cela d’une période à une autre.
Ishara Masirika