Dans le cadre de commémorer le onzième anniversaire de la publication du rapport mapping et la toute première commémoration des massacres commis sur le territoire congolais en général et dans la province du Sud-kivu en particulier, les députés provinciaux du Sud-kivu réclament haut et fort la création d’un tribunal pénal international pour rendre justice aux victimes des massacres.
A cette ocassion, une conférence sur les massacres perpétrés au Sud-Kivu, s’est tenue au terrain de football de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP/Bukavu), ce vendredi 1er octobre 2021.
Lors de cette commémoration, les députés provinciaux du Sud-Kivu ensembles avec les survivants de ces massacres ont insisté sur le motif de ces massacre, soulignant de même qu’ils veulent savoir pourquoi ont veut à tout pris effacer les traces.
Ces élus provinciaux renseignent qu’ils veulent connaître les endroits où tous les ossements ont été jetés afin que les monuments y soient érigés comme symbole de se souvenir des compatriotes tués innocemment par des rebelles étrangers depuis les années 1993 jusqu’à ce jour.
Pour le député Provincial Homer Bulakali, depuis la publication du rapport mapping par les Nations-Unies, il y a alors 11 ans, les députés et les organisations de la société civile ainsi que la fondation Panzi, tous se sont rendus compte ce rapport est restée une lettre morte.
Partant de quelques éléments de ce document et les enquêtes qui doivent encore être mener sur les crimes au Sud-Kivu depuis 1993 à ces jours, ces derniers exigent la création d’un tribunal pénal international pour le Congo, afin que ces criminels soient déférés devant la justice et juger.
“Le peuple congolais est un peuple patient et sa patience a touchée à sa fin, raison pour laquelle aujourd’hui après une tournée de caravane de sensibilisation dans les différents territoires de la province du Sud-kivu, les députés provinciaux ont profité choisir ce jour neutre qui ne cadre pas en aucun massacre pour faire attendre leurs voix”, renseigne Homer Bulakali Mwana wa Bene.
Prenant la parole au nom du docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, avec comme thème” les massacres du Sud-kivu dans le rapport mapping pour une justice transitionnelle holistique en RDC”, la coordinatrice de la clinique juridique de la fondation Panzi, Maitre Aline Bahati, fait savoir qu’au-moins 200 cas d’incidents ont été répertoriés dans ce rapport, mais qui souffre du non suivie de la part des Nations-Unies.
Elle justifie ceci par le fait que le rapport dont il est question, pose des questions non résolues parce que les personnes qui ont commises ces massacres ne sont pas poursuivie par la justice. Tour à tour, plusieurs témoignages ont été faites par certains survivants de ces massacres au Sud-Kivu.

Pour certains rescapés, disent qu’ils ont vu leurs villages attaqués, pillés, incendiés, leurs frères tués et d’autres maltraité en subissant des violences de tout genre.
Ces derniers se posent la question de savoir pourquoi ils étaient attaqués.
De ce fait ils demandent au gouvernement tant national qu’international de s’impliquer afin que les auteurs de ces dégâts soient identifiés et puni conformément à la loi.
En outre, les survivants des massacres commis en province du Sud-Kivu demandent au côté du prix Nobel de la Paix 2018, le Docteur Denis Mukwege et des députés provinciaux, la création du tribunal pénal international pour le Congo; et la mise en application d’une justice transitionnelle, laquelle est reposée sur quatre piliers, dont la justice, la vérité, la réparation, ainsi que la garantie de non répétition.

Claude Musengero